Beauvechain : Le réseau de chaleur ne sera jamais rentable !

Réseau de chaleur la fin à Beauvechain

đŸ”„ De l’argent public jetĂ© par la fenĂȘtre ? Un nouveau dĂ©rapage financier de la majoritĂ© communale.

L’actualitĂ© des derniers mois montre combien la question Ă©nergĂ©tique organise aujourd’hui une grande partie de l’activitĂ© Ă©conomique mondiale. Les tensions sur les ressources, les crises gĂ©opolitiques et la dĂ©pendance aux importations d’énergie rappellent chaque jour combien la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique est devenue un enjeu majeur.

Le projet de chaufferie biomasse — un projet qui date de prùs de 15 ans — actuellement en cours d’installation à Beauvechain soulùve plusieurs interrogations.

Un projet présenté comme réfléchi
 mais sans documents financiers

Lors d’une interpellation citoyenne au conseil communal du 15 dĂ©cembre 2025, la commune rĂ©pondait :

« Nos choix sont documentés, subsidiés et suivis. »
« C’est un projet mĂ»rement rĂ©flĂ©chi, subsidiĂ© et conçu avec l’avis de spĂ©cialistes. »
« Notre responsabilitĂ© est d’investir utile et de protĂ©ger l’intĂ©rĂȘt des habitants. »

Pourtant, lors de la prĂ©sentation publique du projet le 5 mars 2026, plusieurs Ă©lĂ©ments financiers ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s mais aucun document n’a Ă©tĂ© remis, aucun plan financier dĂ©taillĂ© n’a Ă©tĂ© communiquĂ©, malgrĂ© plusieurs demandes
 depuis deux ans.

Un investissement proche du million d’euros

Selon les informations fournies lors de cette prĂ©sentation, la commune investirait environ 800.000 € pour installer cette chaufferie et le rĂ©seau de chaleur.

À cela s’ajoute le coĂ»t du combustible nĂ©cessaire pour la faire fonctionner : environ 450 mÂł de bois par an.

Cela reprĂ©sente entre 9.000 et 18.000 € par an, soit 90.000 Ă  180.000 € sur dix ans.

Les six chaudiĂšres actuelles consomment environ 40.000 litres de mazout par an. En prenant un prix du mazout Ă©levĂ© d’environ 1 € par litre, cela reprĂ©sente 40.000 € par an, soit 400.000 € sur dix ans.

Autrement dit, Ă  prix constant, la chaudiĂšre biomasse et le rĂ©seau de chaleur pourraient reprĂ©senter prĂšs d’un million d’euros sur dix ans.

La solution choisie par la commune coĂ»tera donc plus de deux fois plus cher que la situation actuelle sur dix ans, et cela sans tenir compte des coĂ»ts d’exploitation, de maintenance ou du financement de l’investissement (subsides publics et emprunts).

Une installation qui ne sera probablement pas rentable

Dans les conditions actuelles, cette installation ne sera pas rentable, mĂȘme sur vingt ans (le contrat de maintenance Ă©tant prĂ©vu pour dix ans).

Plus surprenant encore, l’échevine des finances a dĂ©clarĂ© lors de cette prĂ©sentation :

« On n’a jamais dit que cette chaudiĂšre ferait faire des Ă©conomies financiĂšres ! »

Cette affirmation interpelle. Car lorsqu’une commune investit prùs d’un million d’euros, il s’agit d’argent public — donc de l’argent des citoyens.

Une question de gestion de l’argent public

Dans une pĂ©riode oĂč les communes augmentent les taxes (mais pas encore les impĂŽts locaux), oĂč le pouvoir d’achat est sous pression, il est lĂ©gitime d’attendre une gestion rigoureuse des finances publiques.

Nous espĂ©rons que des rĂ©ponses claires seront apportĂ©es avant le conseil communal du 30 mars, afin d’analyser les solutions rĂ©alistes permettant de corriger cette mauvaise gestion.

Car derriĂšre ces dĂ©cisions — et le processus de prise de dĂ©cision particulier Ă  Beauvechain — se pose une question simple :

L’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral est-il rĂ©ellement au cƓur des choix Ă©nergĂ©tiques de notre commune ?

Produire de l’énergie localement
 mais pas Ă  n’importe quel prix

Dans le contexte actuel, les consommateurs sont souvent les premiers Ă  payer : hausse des prix de l’énergie, indexation, pression sur le pouvoir d’achat et sur les finances publiques.

Chaque Ă©nergie produite sur notre territoire contribue Ă  rĂ©duire notre dĂ©pendance aux ressources Ă©trangĂšres. Mais pas Ă  n’importe quel prix, surtout lorsque d’autres solutions rentables existent.

Produire davantage d’énergie localement peut mĂȘme devenir une source de revenus pour les communes (comme Ă  Braine-l’Alleud ou Ă  Dour).

À Beauvechain, ce sera l’inverse : il faudra payer la facture pendant vingt ans.

Aujourd’hui, de nombreuses solutions permettent Ă  la fois de rĂ©duire les pollutions, prĂ©server les ressources et rĂ©aliser des Ă©conomies financiĂšres.

Alors pourquoi pas Ă  Beauvechain ?

Suite du dossier

Bientît ici : le texte complet de l’interpellation citoyenne pour le conseil communal du 30 mars 2026.

Télécharger le PDF :

Nouvelle version pour le conseil 22 juin 2026

recevoir mon actualité